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Zanmari Baré / Dolores

• Nouveau Kerveguen

Zanmari BARÉ

De son enfance, Zanmari Baré garde le souvenir précis du maloya qui déjà l’emporte. A quarante ans, aujourd’hui, ce maloya l’habite toujours, même s’il n’a toujours pas appris la musique. Car à l’adolescence, dans les années 80, Firmin Viry se grave dans les sillons de sa mémoire et Lo Rwa Kaf, l’homme musique, le fascine (ce sublime « maloyér », « rakontér » et « ralér d’pios »).

Puis c’est l’écho des tambours de l’Est de l’île de la Réunion avec Gramoune Lélé en figure de proue, ainsi que l’écoute en boucle d’Alain Peters et son « mangé pou lé kér ». C’est enfin avec « Gafourn », la première K7 de Danyel Waro, que Zanmari entrevoit la longue route à parcourir pour caresser du bout des doigts la fleur du maloya.

C’est pendant l’été austral 2013, qu’il peut oser enregistrer les chansons qu’il a composées et sortir dans la foulée ce premier opus « Mayok Flér ».

«Dolorès Boyer est née de parents réunionnais installés en métropole. Son histoire personnelle va la tenir à l’écart de l’île jusqu’à cette année 2015 où elle fera la rencontre des joyeux drilles de Tricodpo, venus dans le cadre de leur sélection aux Inouïs du Printemps de Bourges.

Dolores est une déboussolée. Elle est née d’un exil, celui de ses parents réunionnais, éloignés de leur île natale. Elle a grandi de lointain en lointain dans une bourlingue floue pleine d’histoires de tripots, d’entour- loupes et d’ombres semi-légales.

Et sans avoir jamais posé le pied sur le sol d’où vient son héritage, elle le chante. La rencontre est fulgurante : très vite Erick Lebeau (le chan- teur-guitariste de Tricodpo) et sa bande ont l’idée d’accompagner cette jeune femme dans son aventure intérieure et l’invitent à les rejoindre à La Réunion. Voilà Tricodpo réinventé en backing band au service d’une artiste qui nous vient, littéralement, de nulle part, mais qui fait entendre à sa façon, poignante, l’âme douce-amère des musiques tropi- cales.» (cf: François Gaertner)

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